—Je le sais depuis hier que j'ai reçu une lettre d'elle. Oh! une lettre bien amicale. Elle m'écrit qu'elle a trouvé de l'argent pour monter un atelier de couturière et qu'elle compte sur moi pour l'aider et surveiller ses ouvrières. C'est rue Saint-Lazare qu'elle va s'établir, ces jours-ci, et en attendant, elle demeure rue du Cirque....
M. de Trégars et Maxence avaient tressailli.
—Comment donc s'appelle votre amie? demandèrent-ils vivement.
—Zélie Cadelle.
Ignorant les détails de la visite des deux jeunes gens rue du Cirque, le commissaire de police ne pouvait s'expliquer leur trouble.
—Je crois, dit-il, qu'il serait peu convenable de s'adresser maintenant à cette fille.
—C'est à elle seule, au contraire, que nous devons recourir, interrompit M. de Trégars.
Et comme il avait ses raisons de se défier de la Fortin, il entraîna le commissaire hors de la chambre, sur le palier, et là, en deux mots, il lui expliqua que cette Zélie était précisément la femme qu'il avait trouvée rue du Cirque, dans ce somptueux hôtel où Vincent Favoral, sous le nom de M. Vincent, menait, au dire des voisins, un train de prince.
Le commissaire de police était confondu.
Comment n'avait-il pas su cela plus tôt!... A quoi tiennent cependant les destinées!... Enfin, mieux valait tard que jamais.