«Un lieutenant du 13e hussards, de la promotion de 65, désire permuter avec un de ses collègues, soit de l’infanterie, soit de la cavalerie, en Afrique ou en France.»

Voilà six régiments que fait déjà l’officier permuteur; ses amis prétendent qu’il cherche un escadron où il n’y ait pas de capitaine.

Le sous-lieutenant romanesque ne sort pas de Saint-Cyr; il y eût perdu ses illusions. Il abuse des cabinets de lecture et compose des vers qu’il communique à son collègue le mélomane.

Ce capitaine est à perpétuité l’ami de mesdames les artistes dramatiques du théâtre de Saint-Urbain. La Dugazon, surtout, a toutes ses sympathies. On le sait.

Ce lieutenant est bourgeois, très-bourgeois. Il est, dit-il, soldat malgré lui, uniquement parce qu’on lui a forcé la main; c’est pour cela peut-être qu’il est très sur la hanche avec les pékins.

Je vous présente le lieutenant qui cherche à se marier—rien de la maison de Foy.

Voici enfin bon nombre d’officiers qui vont dans le monde; brillants danseurs au bal, ils passent la journée à faire des visites.

Je dois le déclarer, si j’étais marié, je tiendrais fort en suspicion MM. les officiers du 13e hussards, surtout après une lecture approfondie de Stendhal.

Mais ceci n’est pas une physiologie..... les types aujourd’hui se fondent, disparaissent; demain ils ne seront plus.

Jadis, en endossant l’habit militaire, on se croyait forcé d’adopter un code de convention, des opinions, des usages, des façons de penser, des ridicules de tradition.