—Brigadier, disait-il, brigadier, une minute d’arrêt, je vous en prie, une minute.
Mais l’instructeur faisait la sourde oreille, ou répondait par ce commandement terrible:
—Allongez.....
C’est-à-dire: que le trot devienne plus rapide, que les réactions soient plus violentes, les secousses plus douloureuses.....—Allongez!
Et le cheval trottait toujours, et le brigadier commandait:
—Relevez et croisez les étriers!.....
En mettant pied à terre,—enfin!—ce fut une bien autre chanson; Gédéon s’aperçut qu’il avait l’assiette affreusement endommagée. Chaque pas lui coûtait une douleur et lui faisait faire d’horribles grimaces.
—En cet état, pensa-t-il, il m’est impossible de remonter à cheval.
Ses camarades, qu’il consulta, lui donnèrent comme calmants de merveilleuses recettes. L’un lui conseilla des compresses de tabac mouillé, l’autre prétendit le guérir—comme avec la main—avec des lotions d’eau-de-vie, de vinaigre et de poivre.
Gédéon essaya.... il lui en cuit encore.