Aux premiers mots, Berthe essaya de l’arrêter. De telles idées lui faisaient, gémissait-elle, trop de peine.

Même, elle pleurait des larmes très réelles, qui glissaient, brillantes comme des diamants, le long de ses joues et la rendaient plus belle et plus irrésistible, des larmes vraies, qui mouillaient son mouchoir de fine batiste.

—Folle, lui disait Sauvresy, chère folle, crois-tu donc que cela fait mourir?

—Non, mais je ne veux pas.

—Laisse donc. Avons-nous été moins heureux parce que le lendemain de mon mariage j’ai fait un testament qui te donne toute ma fortune? Et, tiens, tu dois en avoir une copie; si tu étais complaisante, tu irais me la chercher.

Elle devint toute rouge, puis fort pâle. Pourquoi demandait-il cette copie? Voulait-il la déchirer? Une rapide réflexion la rassura. On ne déchire pas une pièce que d’un mot sur une autre feuille de papier on peut anéantir.

Cependant, elle se défendit un peu.

—J’ignore où est cette copie.

—Je le sais, moi. Elle est dans le tiroir à gauche de l’armoire à glace: Va, tu me feras bien plaisir.

Et pendant qu’elle était sortie: