—Pauvre femme, dit Sauvresy à Hector, pauvre Berthe adorée, si je mourais, elle ne me survivrait pas.
Trémorel ne trouvait rien à répondre, son anxiété était inexprimable et visible.
«Et cet homme-là se douterait de quelque chose! pensait-il, non, ce n’est pas possible.»
Berthe rentrait.
—J’ai trouvé, disait-elle.
—Donne.
Il prit cette copie de son testament, et la lut avec une satisfaction évidente, hochant la tête à certains passages où il rappelait son amour pour sa femme.
Quand il eut fini sa lecture:
—Maintenant, demanda-t-il, donnez-moi une plume avec de l’encre.
Hector et Berthe lui firent remarquer qu’écrire allait le fatiguer, mais il fallut le contenter. Placés au pied du lit, hors de la vue de Sauvresy, les deux coupables échangeaient les regards les plus inquiets. Que pouvait-il écrire ainsi? Mais il venait de terminer.