—Attendons-la donc.
Il y avait un quart d’heure environ, que M. Lecoq et le père Plantat attendaient, lorsque tout à coup Mme Charman, qui a l’oreille très fine, se dressa.
—Je reconnais, dit-elle, le pas de ma première demoiselle dans l’escalier.
—Écoutez, dit M. Lecoq, puisqu’il en est ainsi, arrangez-vous de façon à ce que Fancy croie que c’est vous qui l’avez envoyée chercher; mon ami et moi aurons l’air de nous trouver ici par le plus grand des hasards.
Mme Charman répondit par un geste d’assentiment:
—Compris! fit-elle.
Déjà elle faisait un pas vers la porte, l’agent de la Sûreté la retint par le bras.
—Encore un mot, ajouta-t-il, dès que vous verrez la conversation engagée entre cette fille et moi, ayez donc l’obligeance d’aller surveiller vos ouvrières dans votre atelier. Ce que j’ai à dire ne vous intéressant pas du tout.
—C’est entendu, monsieur.
—Mais vous savez, pas de tricherie; je connais, pour l’avoir utilisé, le petit cabinet de votre chambre à coucher, d’où on ne perd pas un traître mot de ce qui se dit ici.