Ils ne craignent qu’une chose: le ridicule.
Stendhal.
On venait de servir le café. Max, tout en offrant d’excellents cigares à son ami, lui disait:
—Maintenant je vais tenir ma promesse, puisque tu insistes tant, et te faire, en prose, par exemple, le récit de mon églogue.
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—C’est très-poétique, en effet, raconté par toi surtout; mais y aurait-il indiscrétion à te demander tes intentions au sujet de cette jeune fille?
—Pardieu non, c’est bien simple...
—Que vas-tu faire?
—Tout bonnement lui donner un appartement assez gentil pour lui servir de cadre, puis une voiture; et dans trois mois, si elle est aussi spirituelle que jolie, elle me quittera un beau matin, moi, pauvre vicomte en tutelle, pour quelque autre plus fortuné que ton serviteur, un prince russe, par exemple... Mais au moins, je l’aurai lancée, je lui aurai rendu service...
—Il est joli le service!... Mais c’est tout simplement une infamie que tu médites, Max!
Le vicomte se prit à rire, mais à rire!...