—Maître, dit-il en ricanant, si tu pouvais me voir à cette heure, tu m'admirerais.

A ma place, tu ferais ce que je fais; je ne veux ni un maître, ni un complice; je suis digne de toi. Adieu, Exili, adieu, ton élève Sainte-Croix te salue.

Et il s'éloigna sans détourner la tête, marchant à grands pas vers cette brèche que lui avait montrée le fossoyeur.

Il était temps.

A contenir la fureur d'Olivier, les forces de Cosimo s'épuisaient.

Ni l'un ni l'autre n'avait pu entendre le monologue du gentilhomme; à peine la brise apportait-elle à leurs oreilles quelques sourdes exclamations; mais à ses gestes ils devinaient un ennemi.

Pour Olivier, pour Cosimo, il était évident que cet homme connaissait le secret terrible et qu'il repoussait du pied le marquis dans l'éternité.

Vingt fois Olivier avait voulu courir sur lui, l'attaquer et le tuer; Cosimo l'avait retenu de force.

—Et le temps de la lutte, murmurait-il, ne serait-il pas, en admettant que vous sortiez vainqueur, ne serait-il pas encore du temps perdu?

—Le misérable! disait Olivier. Je le retrouverai.