—Si vous êtes malheureux, mon père, dites-moi s'il est en mon pouvoir de vous consoler.

—O mon fils bien-aimé, laisse-moi te donner ce nom une dernière fois, l'ange qui traduira cette parole à Dieu obtiendra la grâce d'Exili l'empoisonneur, car s'il a travaillé pour les vers de la tombe, il a aussi formé un homme comme toi, qui honore l'humanité.

—Il y a pour vous dans mon cœur une affection réfléchie, plus profonde, plus humaine et plus sacrée que l'amour commandé par la nature.

—Que le cœur déborde de joie ou d'amertume, qu'il est doux d'entendre la voix d'un ami, la voix d'un fils!

Pardonne-moi d'avoir douté de toi.

Si tu m'avais laissé partir, je serais mort désespéré.

—Celui qui juge sera jugé.

Je ne sais rien de vous et ne veux rien savoir.

Exili peut s'accuser lui-même, son fils ne le croira pas.

Les genoux d'Exili fléchirent et ses mains se levèrent frémissantes vers le ciel: