François Ier eut bien d'autres maîtresses encore, mais elles ne jouèrent aucun rôle, amours de hasard et de passage, caprices d'un jour, à quoi bon en parler? Ah! le roi-chevalier n'y allait pas de main morte. Ecoutons, pour finir, le seigneur de Bourdeilles, qui tient à donner une idée du caractère chevaleresque de ce roi dont il fut le courtisan:
«J'ai ouï parler que le roi François, une fois, voulut aller coucher avec une dame de la cour qu'il aimait. Il trouva son mari l'épée au poing, pour l'aller tuer; mais le roi lui porta son épée à la gorge, et lui commanda sur sa vie de ne lui faire aucun mal, et que s'il lui faisait la moindre chose du monde, qu'il le tuerait ou qu'il lui ferait trancher la tête, et pour cette nuit, l'envoya dehors et prit sa place.... J'ai ouï dire que plusieurs autres dames obtinrent pareille sauvegarde du roi.»
Et des panégyristes se sont trouvés pour faire l'éloge du caractère chevaleresque et de la galanterie raffinée de François Ier! Pourquoi pas de la protection qu'il accordait aux dames?
Si tels doivent être absolument les rois-chevaliers, à tout jamais le ciel nous en préserve!
VII
DIANE DE POITIERS
DUCHESSE DE VALENTINOIS
Tandis que François Ier agonisait dans une des salles du château de Rambouillet, cachés dans une pièce voisine, l'ambitieux cardinal de Lorraine et Diane de Poitiers, la maîtresse toujours aimée du Dauphin, attendaient haletants d'impatience le dernier soupir du roi-chevalier.
—Il s'en va, le galant, répétaient-ils, il s'en va.