Véritablement, la résolution éclatait dans ses yeux.

—J'approuve votre énergie, mon cher Gaston, reprit André, mais ne désespérons pas. Je crois, oui, je crois bien que je réussirai à arranger cette malheureuse affaire... seulement, soyez prudent, tenez-vous coi... Et n'oubliez pas que d'un instant à l'autre, je puis avoir besoin de vous.

—C'est entendu... Mais dites-donc, cher bon, il ne faudrait pas lâcher Zora... elle serait mauvaise!...

—Soyez tranquille... je vous verrai demain... et pour aujourd'hui, adieu!... je n'ai plus une minute à perdre.

Et sur ces mots, laissant M. Gaston encore tout ahuri, il s'éloigna en courant.

S'il était pressé, c'est qu'il avait entendu Verminet dire à Croisenois: «J'irai chez Mascarot à quatre heures,» et qu'il avait formé le projet de l'attendre à sa sortie et de suivre le directeur de la Société d'escompte mutuel.

Par lui, il espérait arriver jusqu'à Mascarot, qui dans sa pensée ne pouvait être qu'un complice.

Il longea la rue de Grammont comme une flèche, et la demie de trois heures sonnait à l'horloge de la Bibliothèque nationale, quand il arriva rue Sainte-Anne.

Plus rassuré, il respira, et c'est alors que les tiraillements de son estomac lui rappelèrent qu'il n'avait pas déjeuné.

Il regarda autour de lui.