—C'est nous!... s'écria-t-il, en personnes naturelles. Hein!... elle est bonne, celle-là?... Nous attendiez-vous?

—Pas du tout, je l'avoue.

—C'est une surprise de papa. Pauvre bonhomme!... Parole d'honneur, je veux embellir sa vieillesse, comme dit Léonce. Ce matin il entre dans ma chambre et me dit: «J'ai fait hier toutes les démarches pour qu'une personne que tu adores soit mise en liberté. Cours donc la chercher.» Hein! c'est gentil, cela. Je cours, Zora joue la fille de l'air, et nous voilà.

André n'écoutait que d'une oreille distraite. Il surveillait Zora-Rose qui tournait autour de l'atelier, en poussant toutes sortes d'exclamations. Elle allait arriver au portrait de Sabine, elle voudrait écarter le rideau, il serait difficile de l'en empêcher.

—Pardon, dit-il, j'ai un tableau à faire sécher...

Et comme le portrait était posé sur un chevalet mobile, il le roula dans sa chambre.

—Maintenant, reprit M. Gandelu fils, il s'agit de célébrer la délivrance et je viens vous chercher pour déjeuner...

—Merci de l'intention, mais j'ai à travailler...

—Ah!... je la trouve bien bonne, mais vous savez, on ne me la fait plus, vite habillez-vous...

—Véritablement, je ne puis sortir.