—Venez, mon fils, qu'il soit fait selon votre volonté.
Mais le jeune peintre ne tarda pas à se dégager de cette étreinte. Il donnait enfin un libre cours à l'émotion qui l'étouffait.
—Ma mère!... s'écria-t-il, en serrant à le briser le bras du duc, conduisez-moi près de ma mère....
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Et ce soir-là, en embrassant ce fils tant pleuré, Marie de Puymandour, duchesse de Champdoce, comprit que le bonheur n'est pas un vain mot.
Le duc avait deviné juste. En apprenant qu'André était le fils de Norbert, Mme de Mussidan déclara qu'elle s'opposait formellement à son mariage avec Sabine.
Mais M. Lecoq ne promet jamais en vain. Dans les papiers de B. Mascarot il avait retrouvé la correspondance soustraite à la comtesse. Il la lui a reportée, et en échange elle a donné son consentement.
Le célèbre policier assure que ce n'est pas là du chantage.
André et Sabine habitent maintenant le château de Mussidan, magnifiquement réparé. Peut-être s'y fixeront-ils, tant leur sont chers ces beaux bois de Bivron, témoins de leurs premières amours.
Au-dessus du balcon de son château, André montre volontiers à ses visiteurs cette guirlande de volubilis entreprise pour justifier sa présence à Mussidan, et restée inachevée. Il la terminera, dit-il, au premier jour, ce qui est douteux, car il est devenu bien paresseux.