—Et d'un!... s'écria B. Mascarot. Si jamais celui-là s'avisait de barrer le chemin de notre ami Paul...

—Lui, monsieur, comment pourrait-il?...

Le placeur ne répondit pas. Il ouvrit l'autre lettre, et tout haut il lut:

«Je vous annonce, monsieur, la rupture du mariage de Mlle Sabine et de M. de Breulh-Faverlay. Elle est, je crois, inutile. Mademoiselle est au plus mal. Je viens d'entendre les médecins dire entre eux qu'elle ne passera peut-être pas la journée.

«FLORESTAN.»

A cette nouvelle qui menaçait tous ses projets, B. Mascarot fut saisi d'une telle colère, qu'oubliant son impassibilité, il brisa presque, d'un formidable coup de poing, la tablette de son bureau.

—Tonnerre du ciel!... s'écria-t-il, pourvu que cette péronnelle ne nous joue pas le tour de se laisser mourir!... Nous serions jolis garçons avec le Croisenois sur les bras!... Ce serait tout un plan à refaire...

Il avait violemment repoussé son fauteuil et arpentait rageusement son cabinet.

—Florestan ne se trompe-t-il pas? disait-il. Qu'est-ce que cette maladie de Mlle de Mussidan coïncidant avec la rupture de son mariage?... Il y a quelque chose là-dessous. Quoi?... Il faut le savoir: nous ne pouvons demeurer dans cette incertitude.

—Veux-tu, demanda le docteur, que j'aille jusqu'à l'hôtel Mussidan?