—Cela étant, reprit-il, avec une gaîté un peu forcée, ne parlons plus de ce tableau qui n'était qu'un prétexte... Tenez, je serai franc, avec vous comme avec moi-même. En venant ici, je me disais: «Si l'homme que Mlle Sabine me préfère est digne d'elle, je ferai tout au monde pour qu'il soit accepté par sa famille. Je suis venu, monsieur, je vous ai jugé et je vous dis: Faites-moi un grand plaisir et un grand honneur, laissez-moi mettre au service de votre amour ma personne, ma fortune, mes influences et mes amis.»
C'est avec l'enthousiasme du dévoûment le plus pur, et dans toute la sincérité de son âme, que M. de Breulh-Faverlay se mettait à la disposition de ce jeune homme, dont il enviait le bonheur.
La générosité a ses entraînements, et le sacrifice librement consenti, si pénible qu'il puisse être, procure comme une amère jouissance, qui est la récompense première.
Cependant André secouait tristement la tête.
—Je n'oublierai jamais vos offres, monsieur, prononça-t-il, seulement...
Il hésitait, M. de Breulh insista.
—Seulement?...
—Eh bien! je ne saurais les accepter.
Le gentilhomme eut un geste de surprise.
—Pourquoi?... interrogea-t-il.