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XXXV
—Comment sortir de cette galère? se demandait Caldas.
Et de fait il n'avait plus un instant à lui. Pour achever sa pièce et refaire le troisième acte, perdu dans le déménagement, Romain fut réduit à travailler le soir chez lui, sur les genoux de Mlle Célestine, ce qui était bien dur.
Autre malheur. Il avait plu à M. Izarn.
Caldas, qui n'avait pas acquis dans la petite presse la réputation d'un Bénédictin, se trouvait, sans faire le moindre effort, à la hauteur des travailleurs austères du bureau de l'Alimentation. N'ayant aucune chance de passer sous-chef, il songeait sérieusement à tomber malade.
A ce moment une grande nouvelle mit en émoi tout le bureau. Un chef de division voulait choisir un secrétaire parmi les forçats de M. Izarn. Romain se serait mis sur les rangs, sans les sages avis de M. Lorgelin qu'il était allé consulter.
—Vous voulez donc perdre votre avenir administratif? lui dit celui-ci.
—Mais il me semble, répondit-il, que lorsqu'on s'approche du soleil…
—On se grille, répliqua M. Lorgelin. De deux choses l'une: ou vous ferez l'affaire de votre chef de division, ou vous ne la ferez pas.