Une seule fois dans sa vie il a su citer à propos, et du Scribe encore! C'est l'an dernier, lorsqu'on lui a refusé de l'avancement.

—Sapristi! j'y avais pourtant droit. Voilà cinq ans que je le demande!

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L'EMPLOYÉ MALADE est d'un voisinage plus désagréable encore. Son pupitre est une pharmacie, et il apporte, dit-on, dans une bouteille certain médicament cher aux malades de Molière.

Comme il est réellement valétudinaire, il passe pour un carottier.

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L'EMPLOYÉ TIMIDE est au moins réjouissant. Celui-là a peur de tout, et il ne met pas une virgule sans se demander sérieusement si elle ne doit pas nuire à son avenir administratif. C'est sans doute dans la crainte de se compromettre qu'il ne fait absolument rien.

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L'EMPLOYÉ FORT DE SES DROITS est l'avocat consultant du bureau; il donne des conseils aux collègues et voudrait qu'une chambre syndicale de commis contrebalançât le pouvoir absolu du ministre.

On lui reprochait un jour de voler l'Administration en ne travaillant pas: