Le caissier reçut parfaitement Caldas et lui donna gracieusement ce dont il avait besoin; le propriétaire de Mlle Célestine dut être content.

C'est un mauvais service que rendit là Basquin à Caldas. Depuis ce jour, celui-ci mangea ses appointements en herbe.

C'est vers le 3, d'ordinaire, qu'il commençait à demander des avances.
Mais il comptait, pour rétablir sec affaires, sur sa pièce du
Théâtre-Français et sur celle qu'il faisait en collaboration avec
Saint-Adolphe.

Il était d'ailleurs au mieux avec le caissier. Parfois il allait lui tenir compagnie derrière sa grille et il s'amusait à regarder les visages des gens qui venaient toucher.

C'est là qu'un jour d'émargement, il vit un monsieur bien mis qui présenta un bon et reçut en échange cinq cents francs.

—Quel est ce monsieur? demanda-t-il au caissier, et pourquoi lui donne-t-on tout cet argent?

—Comment pourquoi? c'est un de nos collègues.

—Mais je ne le connais pas, moi qui connais tout le monde ici! Ne vient-il donc jamais?

—Parbleu si, tous les trente ou trente et un du mois.

—Que fait-il alors? qui est-ce?