—Bah!...
—Mademoiselle d’Ambleçay, par exemple?
—Comment, ton amie, tu crois? quelle idée! Mais au fait, pourquoi non? on la dit fort bien, cette demoiselle.
—On la dit... comme si tu ne la connaissais pas.
—Je la connais; mais vous savez bien, madame, que depuis deux ans je n’ai pas regardé d’autre femme que vous.
—Et j’espère bien que ce sera toujours ainsi.
—Je le jure, dit gravement Ferdinand. Mais revenons à ta découverte. Hector amoureux, c’est invraisemblable! Comment ne m’a-t-il rien dit? ce serait le comble de la dissimulation, un crime de lèse-amitié; j’en aurai raison, et certainement je le confesserai.
La confession était toute faite.
Les indécisions d’Hector avaient cessé, après trois semaines des plus cruelles et des plus comiques perplexités qui aient jamais troublé le cœur et l’esprit d’un amoureux.
La première fois, la nuit du bal, après une journée délicieuse, Hector n’avait pas eu le loisir de la réflexion. Il n’était pas une de ses pensées qui ne fût à cette adorable jeune fille, à mademoiselle d’Ambleçay. Il subissait le charme.