Ferdinand se mit à rire. Hector rougit, balbutia, s’embrouilla, mais n’en continua pas moins. Deux minutes plus tard, il en était à cette question qui lui brûlait les lèvres:
—Elle ne songe donc pas à se marier?
—Eh! le sais-je? répondit la jeune femme en souriant. Il fallait le lui demander, vous qui avez dansé si souvent avec elle.
—J’y ai bien pensé, dit naïvement Hector, mais je n’ai pas osé.
—Il fallait oser.
—Quoi! vous croyez... je pourrais espérer... elle vous aurait parlé...
—Comme vous y allez! Je ne crois rien, je ne sais rien, on ne m’a rien dit.
—Ah! madame, vous êtes cruelle, reprit Hector avec découragement; moi qui déjà songeais...
—A la demander en mariage? Essayez... Seulement vous rencontrerez, je le crains, certaines difficultés...
—Je ne suis pas noble, c’est vrai.