—Celui dont je vous parle est tel que vous le voulez... Je réponds de lui.
—Et c'est un soldat?...
—C'est un humble caporal... Mais par la noblesse de son cœur il est digne des plus hauts grades... Croyez-moi, monsieur le marquis, nous pouvons nous confier à lui sans crainte.
Si elle parlait ainsi, elle qui eût donné sa vie pour le salut du baron, c'est que sa certitude était complète, absolue.
Ainsi pensa Martial.
—Je m'adresserai donc à cet homme, fit-il, comment le nommez-vous?
—Il s'appelle Bavois et il est caporal à la 1re compagnie des grenadiers de la légion de Montaignac.
—Bavois!... répéta Martial, comme pour se bien fixer ce nom dans la mémoire, Bavois!... Mon père trouvera bien quelque prétexte pour le faire appeler.
—Oh! le prétexte est tout trouvé, monsieur le marquis. C'est ce brave soldat qui avait été laissé en observation à Escorval, après la visite domiciliaire...
—Tout va donc bien de ce côté, fit Martial, poursuivons...