Il s'était levé et il était allé s'adosser à la cheminée, se rapprochant ainsi de son père.

—Je suppose, monsieur, commença-t-il, que le baron d'Escorval a été séparé des autres condamnés...

—En effet... il est seul dans une chambre spacieuse et fort convenable.

—Où est-elle située, je vous prie?

—Au second étage de la tour plate.

Mais Martial n'était pas aussi bien que son père au fait des êtres de la citadelle de Montaignac; il fut un moment à chercher dans ses souvenirs.

—La tour plate, fit-il, n'est-ce pas cette tour si grosse qu'on aperçoit de si loin, et qui est construite à un endroit où le rocher est presque à pic?

—Précisément.

À l'empressement que M. de Sairmeuse mettait à répondre, empressement bien loin de son caractère si fier, il était aisé de comprendre qu'il était prêt à tenter beaucoup pour la délivrance du condamné à mort.

—Comment est la fenêtre de la chambre du baron? continua Martial.