—Parce que... parce que...
—Iras-tu donc me dénoncer à la justice?
Tante Médie hocha négativement la tête,
—Pas si bête, répondit-elle, ce serait me livrer moi-même... Non, je ne ferais pas cela, seulement, je raconterais à ton mari l'histoire de la Borderie.
La jeune femme frissonna. Nulle menace n'était capable de l'épouvanter autant que celle-là.
—Tu viendras avec nous, tante, lui dit-elle, je te le promets.
Et plus doucement:
—Mais il était inutile de me menacer. Tu as été cruelle, tante, et injuste en même temps. Il se peut que tu aies été fort malheureuse dans notre maison; c'est à toi seule que tu dois t'en prendre. Pourquoi ne nous rien dire?... J'attribuais toutes tes complaisances à ton amitié pour moi...
Elle eut un sourire contraint et ajouta encore:
—Quant à deviner que toi, une femme si simple et si modeste, tu souhaitais des toilettes tapageuses... avoue que c'était impossible. Ah! si j'avais su!... Mais tranquillise-toi, je réparerai ma sottise...