Martial brisa le cachet et lut:
«Je vous ai sauvé, Monsieur le duc, en ne reconnaissant pas le prévenu Mai. À votre tour, aidez-moi!... Il me faut pour après-demain, avant midi, 260,000 francs.
«J'ai assez confiance en votre honneur pour vous écrire ceci, moi!...
Maurice d'Escorval.»
Pendant près d'une minute, Martial resta confondu... puis, tout à coup, se précipitant à une table, il se mit à écrire, sans s'apercevoir que le commissionnaire lisait par-dessus son épaule...
«Monsieur,
«Non pas après-demain, mais ce soir. Ma fortune et ma vie sont à vous. Je vous dois cela pour la générosité que vous avez eue de vous retirer quand, sous les haillons de Mai, vous avez reconnu votre ancien ennemi, maintenant votre dévoué,
Martial de Sairmeuse.»
Il plia cette lettre d'une main fiévreuse, et la remettant au commissionnaire avec un louis:
—Voici la réponse, dit-il, hâtez-vous...