Maintenant, il entrevoyait le drame terrible qui s'était dénoué dans le cabaret de la Chupin...
—Il n'y a pas à hésiter, il faut partir pour Sairmeuse, se dit-il, là je saurai tout!...
Et il se retira sans avoir parlé à M. d'Escorval. Il avait résisté à la tentation de s'emparer de la lettre.
C'était un mois, jour pour jour, après la mort de Mme Blanche.
Etendu sur un divan, dans sa bibliothèque, le duc de Sairmeuse lisait, quand son valet de chambre Otto vint lui annoncer un commissionnaire chargé de lui remettre en mains propres une lettre de M. Maurice d'Escorval.
D'un bond, Martial fut debout.
—Est-ce possible! s'écria-t-il.
Et vivement:
—Qu'il entre, ce commissionnaire.
Un gros homme, rouge de visage, de cheveux et de barbe, tout habillé de velours bleu blanchi par l'usage, se présenta tendant timidement une lettre.