Ce portrait est si fidèle qu’il donnerait à croire que la graphologie est une science exacte.
LE MYSTÉRIEUX MARQUIS
Un peu avant la guerre Mata-Hari réside au grand hôtel et cherche un appartement. Elle croit en avoir trouvé un villa Dupont, ou un rez-de-chaussée avenue Henri-Martin.
«Tous deux, dit-elle, se prêtent pour l’installation moderne à la Martine.»
Elle demande à «un Parisien averti» de venir lui donner des conseils, mais elle se ravise et lui écrit:
«Ce soir arrive le marquis de P. qui restera cinq ou six jours. Je vous écrirai quand nous pourrons dîner ensemble.»
Ce marquis de P. est-il le riche Allemand qui entretenait Mata et qui a disparu quelques semaines avant la guerre?
Sur sa vie parisienne les anecdotes abondent. En voici quelques-unes que nous avons relevées un peu partout[A]:
Marguerite Zelle, qui était Hollandaise, tenait à faire croire qu’elle était Hindoue. Elle disait volontiers, avec un zézaiement qui pouvait passer pour exotique:
—Dans mon enfance, quand je dansais devant les rajahs, au bord du Gange...