—Moi? fit Mata, comme en colère. Je n’ai rien à vous dire et, si j’avais quelque chose à dire, ce n’est pas à vous que je le dirais.

Et elle haussa les épaules en toisant les officiers avec dédain.

Petite sœur Marie fondait en larmes.

—Ne pleurez pas, sœur Marie. Ne pleurez pas... Soyez gaie comme moi. Et lui tapotant les joues:

—Comme elle est petite, la sœur Marie! Il faudrait deux sœurs Marie peur faire une Mata!... Ne pleurez pas.

La brave sœur de charité était secouée par les sanglots.

—Voyons, reprit Mata. Figurez-vous que je pars pour un grand voyage, que je vais revenir et qu’on se retrouvera. D’ailleurs vous allez venir un peu avec moi, n’est-ce pas? Vous m’accompagnerez.

Et elle l’embrassa.

LES DERNIÈRES LETTRES

Les préparatifs étaient terminés. Se tournant vers son avocat, elle lui dit: