«Approbation de Monsieur de Saint-Laurens.
«J'ay leu la traduction de l'Office de la Sainte Vierge, etc., avec la Paraphrase en vers, faite par Monsieur Corneille. C'est un ouvrage qui exprime le sens des Pseaumes et des priéres de l'Eglise d'une manière si nette, si majestueuse, et si touchante en mesme temps, qu'il en imprime la vénération par de hautes idées, et qu'il excite la piété dans le cœur par de saintes affections. C'est le témoignage que j'ai crû estre obligé de rendre à l'excellence de cet ouvrage, et au mérite de cet Autheur si célébre. Fait à Paris ce 1. jour de l'année 1670. N. Gobillon, Docteur de la Maison et Société de Sorbonne, Curé de Saint-Laurens.»
Nous ne savons pourquoi ces Approbations n'ont jamais été reproduites par les éditeurs de Corneille.
Le privilége, daté du 24 novembre 1669, est accordé pour sept ans à Corneille lui-même, qui déclare céder et transporter son droit au sieur Ballard, aux sieurs Joly, de Luynes et Billaine, marchands libraires à Paris, «pour cette impression seulement,» suivant l'accord fait entre eux. On lit à la fin: Acheué d'imprimer pour la premiere fois, le 15. jour de Ianvier mil six cens septante.
Nous avons dit, en parlant de l'Imitation de Jésus-Christ, que la Reine avait peut-être engagé elle-même Corneille à en tenter la traduction. C'est à elle maintenant qu'il dédie ce volumineux recueil, qui est plus spécialement liturgique.
L'Office de la Sainte Vierge dut être employé comme livre d'église, aussi les exemplaires en sont-ils devenus fort rares.
IV
139. Version des Hymnes de Saint Victor. S. l. n. d. [Paris, vers 1680], pet. in-4 de 4 pp., caract. ital.
Cette pièce, dont un exemplaire se trouve à la Bibliothèque de l'Institut (Q.400 E*) et un autre à la Bibliothèque de l'Arsenal, n'a qu'un titre de départ; elle ne porte pas le nom de l'auteur.
Les Hymnes à Saint Victor furent écrites par Santeul, qui les publia d'abord à part sous ce titre: