Croissez, jeune Heros, nostre douleur profonde
N'a que ce doux espoir qui la puisse affoiblir;
Croissez, et hastez-vous de faire voir au Monde
Que le plus noble sang peut encor s'ennoblir.
Le duc de Guise, dont il est ici question, est Louis-Joseph, fils unique de Louis de Lorraine, duc de Joyeuse et d'Angoulême, lequel hérita, en 1664, du titre de son oncle, Henri II, duc de Guise. M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 182 sq.) cite avec beaucoup d'à-propos un passage d'une lettre de Mézerai, publiée par M. Edouard Guardet (Revue française, Ve année, t. XVIIe, 1859, pp. 568 sq.), lettre datée du 10e de juillet de 1664, et dans laquelle il est parlé du sonnet de Corneille.
Bibliothèque nationale (Y. Rés.).
150. Av Roy || svr son retovr || de Flandre.—[A la fin:] Corneille. || Avec Permission. 1667. S. l. [Paris], in-4 de 4 pp. chiffr. de 30 lignes, caract. ital.
Cette pièce, dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque Cousin, n'a qu'un simple titre de départ précédé d'un fleuron. Elle se compose de 94 vers et commence ainsi:
Tu reviens, ô mon Roy, tout couvert de lauriers,