Lettre de M. P. Lacroix à M. E. Fournier, et Observations de M. Fournier insérées dans la Revue des Provinces, t. IIe (Paris, 1864, in-8), pp. 476-486.

M. Lacroix a reproduit, en les attribuant à Corneille, deux sonnets signés d'un C dans le recueil des Poësies choisies de Messieurs Corneille, Benserade, etc. (Voy. ci-dessus, nos [204], [207]), et qui ne sont peut-être pas de lui (cf. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 254 sq.); il a signalé pour la première fois le madrigal mis en musique par Blondel (voy. no [212]); enfin il a donné, comme de Corneille, une assez longue pièce extraite des manuscrits de Trallage. Ce dernier morceau, que Mme de Maintenon présenta, dit-on, à Louis XIV, aurait été, suivant M. Lacroix, composé par Corneille en 1682. On doit avouer qu'il ne rappelle guère la manière du poëte; aussi M. Marty-Laveaux n'a-t-il pas cru devoir le reproduire.

243. Addenda aux œuvres des grands écrivains.

Sous ce titre, M. Paul Lacroix a publié, dans le Bulletin du Bouquiniste, plusieurs lettres qui contiennent divers fragments de Corneille, ou attribués à Corneille, qui n'avaient pas encore été relevés. La 2e lettre (1863, pp. 467-470) contient le sonnet A Saint Bernard (voy. ci-dessus, no [196]);—la 3e lettre (1863, pp. 499-502) contient les vers A Monsieur de Loy (no 200);—la 5e lettre (1863, pp. 691-696) contient les épigrammes contre d'Aubignac, attribuées à Corneille par Tallemant des Réaux (no 255);—la 6e lettre (1864, pp. 51-54) renferme une épigramme qui figure sous le nom de Corneille dans la quatrième édition du recueil de Sercy (voy. le no [207]), mais qui est en réalité de Saint-Amand (Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 357 sqq.), et deux sonnets pour la tragédie de Timocrate, de Thomas Corneille, qui sont probablement de Thomas Corneille lui-même;—la 7e lettre (1864, pp. 251-255) pose la question de savoir si le distique: Una dies Lotharos, Burgundos hebdomas una, etc., et la traduction française qui l'accompagne dans le recueil intitulé: A la gloire de Louis le Grand, conquérant de la Hollande (voy. ci-dessus, no [224]), doivent être attribués à Corneille; la 8e lettre (1864, pp. 555-561) revient sur le recueil de Sercy et sur l'un des quatrains contre d'Aubignac, attribué par Tallemant à Corneille ou à quelque «corneillien»;—la 9e lettre (1864, pp. 587-591) signale une Ode sur la Paix et le Mariage (Paris, de Luyne, 1660, in-4), qui «pourrait être signée Corneille, sans faire tort à l'auteur du Cid et de Cinna», et reproduit deux petites pièces françaises signées Corneille, qui se trouvent dans les éditions des œuvres de Santeul (voy. ci-dessus, nos [158], [231]-[233]). La dernière de ces pièces n'est qu'un passage légèrement remanié de Tite et Bérénice.

VI.—OUVRAGES ATTRIBUÉS A CORNEILLE.


I. Ouvrages publiés séparément.

244. Paraphrase || de la Devise de l'Observatevr.

Voici une reproduction aussi exacte que possible de cette pièce qui n'a pas encore été signalée: