412. Le Cid, Tragedie par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée à Paris. M.DC.LXXXXII [1692]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

413. Le Cid, Tragedie de Mr. de Corneille. Nouvelle édition revue et corrigée par Monsieur Roussaut. Paris, 1747, in-8 de 70 pp.

Malgré la rubrique Paris, cette édition a été imprimée en Danemark. Elle fait partie du Recueil de Pièces choisies du Nouveau Théatre françois et italien; t. IIe, Copenhague, 1749, in-8.

414. Le Cid, Tragédie par P. Corneille. Paris, 1764. In-8.

Édition publiée par Lekain, qui en parle ainsi dans ses Mémoires: «Avant que M. de Voltaire eût enrichi la littérature française de ses Commentaires sur le théâtre de P. Corneille; avant qu'il eût tracé les règles d'une poétique ainsi mise en action, on était à la Comédie dans l'usage de supprimer la première scène du Cid, dans laquelle le spectateur s'instruit par la bouche même de Chimène de son amour pour Rodrigue, et de la passion de ce dernier pour la belle Castillane.

«Cette scène n'existant plus, il était impossible que ce même spectateur prît un intérêt bien vif à la querelle suscitée, un moment après, entre les pères de ces deux amants, par le choix que le roi vient de faire de l'un d'eux pour être le gouverneur de son fils. Par une suite de cette même absurdité, qui a souvent réglé la conduite de quelques innovateurs présomptueux, ils avaient aussi supprimé la première scène du quatrième acte de cette superbe tragédie, et je remarque que cette scène était d'autant plus nécessaire qu'elle prépare d'une manière admirable tout ce que le spectateur doit éprouver de plus flatteur pour Rodrigue et d'intéressant pour Chimène. Selon le récit qu'Elvire y fait à sa maîtresse du combat de Rodrigue contre les Maures, les jours de ce héros sont à l'abri de tout danger et par l'aveu du roi et par l'acclamation générale du peuple.

Les Maures en fuyant ont emporté son crime....

Et la main de Rodrigue a fait tous ces miracles....,

dit Chimène.