Si les vers du grand Cid, que tout le monde admire,

Charment à les ouyr, mais non pas à les lire,

Pourquoy le traducteur des quatre vers Latins

Les a-t'il comparez aux mets de nos festins?

J'advoue avec luy, s'il arrive

Qu'un mets soit au goust du convive,

Qu'il importe bien peu qu'il plaise au cuisinier;

Mais les vers qu'il deffend d'autres raisons demandent,

C'est peu qu'ils soient au goust de ceux qui les entendent,

S'ils ne plaisent encore aux maistres du mestier.