Cette lettre, adressée «à Monsieur D. P. P. S.» et signée L. B., a été réimprimée dans le Recueil de l'abbé Granet (no 1136).
1465. Dissertation sur les Sophonisbes de Mairet et de Corneille.
Mercure de France, janvier 1709.
1466. Examen des Sophonisbes de Mairet, de Corneille et de Voltaire, par Clément.
Inséré dans le Tableau annuel de la littérature, an IX (1801), no IV, pp. 282 sqq.
XXIX
1467. Corneille historien.—Attila, roi des Huns, tragédie.
Article de M. J. Thiénot, dans le Constitutionnel du lundi 13 septembre 1869.
M. Thiénot admire la sagacité historique dont Corneille a fait preuve dans cette pièce injustement attaquée par Boileau. Il admire surtout le rôle d'Ildione. «Oh! grand Corneille, s'écrie-t-il, c'est à tort que tu demandais humblement pardon au public d'avoir imaginé ce personnage d'Ildione, d'en avoir fait une princesse franke de race germanique, venant comme une Judith barbare venger les siens sous la tente d'Attila. La préface dit en effet: «Attila épouse Ildione, dont les historiens marquent la beauté, sans parler de sa naissance. C'est ce qui m'a enhardi à en faire la sœur d'un de nos premiers rois. Il est constant qu'il mourut la première nuit de ses noces avec elle. Marcellin dit qu'elle le tua elle-même; et je lui en ai voulu donner l'idée, quoique sans effet, tous les autres rapportant qu'il avait coutume de saigner du nez.» Hé bien! Corneille, le rôle d'Ildione, créé par toi, est vrai, historiquement vrai, jusqu'en ses moindres détails. Tu pouvais lui permettre de frapper Attila. Il est mort, non d'une hémorragie, mais de la main de cette jeune fille vengeresse de sa race. Nous avons maintenant toutes les preuves, que ta merveilleuse sagacité avait devancées. Ildico s'appelait, de son nom germanique, Hildegonde; elle était la fille d'un roi des Franks ou d'un roi des Bourguignons. Attila avait jadis massacré ses parents; elle en appela à la peine du talion: sang pour sang!»