Article de M. Léon Guyard, inséré dans le Monde illustré, juillet 1871.

XXX

1469. La || Critiqve || de || Berenice. || A Paris, || Chez || Louis Bilaine [sic], au second Pillier || de la grand'Salle du Palais, || au grand Cesar. || Michel le Petit, || et || Estienne Michallet, || rue S. Iacques à la Toison d'or, || & à l'Image S. Paul. || M.DC.LXXI [1671]. || Auec Privilege du Roy. Pet. in-8 de 70 pp. (y compris un titre pour la seconde partie, placé après la p. 38), et 1 f. pour le privilége.

L'auteur de cette critique est l'abbé de Villars, qui ne traite pas beaucoup mieux la pièce de Racine que celle de Corneille. Dans la première partie de son factum, qui parut d'abord séparément, Villars fait le procès de Racine, et dans la seconde celui de Corneille. «Allegorie à part, Monsieur, je suis fort édifié, dit-il p. 43, de la Berenice du Palais-Royal; n'en déplaise à la vieille Cour, Monsieur Corneille a oublié son mestier, et je ne le trouve point en toute cette piece. On luy dit pour la consoler de tant de vers miserables, durs, sans pensée, sans tour, sans François et sans construction, que l'art du Théatre y est merveilleusement observé; non pas que l'on le trouve ainsi, mais parce que cela devroit estre et que si l'on n'avoit leu Aristote et Horace on parieroit avec Monsieur *** deux cens louys que cela seroit. Car enfin, qui s'aviseroit qu'un homme aussi experimenté au Theatre que l'est M. Corneille, en une occasion où il est question de décider de son excellence, et en une piece qui devroit servir de modele à toute la tragique postérité, et de leçon à celuy qu'il ne regardoit que comme son escolier; qui croiroit, dis-je, qu'il deût nous donner un ouvrage irrégulier de tout point?»

1470. A Monsieur de Corneille l'ainé, sur le role de Tite dans sa Berenice.

Ce huitain, dont Subligny avait cité quatre vers dans sa Réponse à la Critique de la Bérénice de Racine, a été retrouvé par M. Paul Lacroix dans les Billets en vers de M. de Saint-Ussans (à Paris, chez Jean Guignard et Hilaire Foucault, 1688, in-12, p. 6). Il est ainsi conçu:

Quand Tite dans tes vers dit qu'il se fait tant craindre,

Qu'il n'a qu'à faire un pas pour faire tout trembler,

Corneille, c'est Louis que tu nous veux dépeindre;