Du sol en feu, du ciel tonnant!
1533. Corneille, par M. Paul Deroulède. Vers récités sur le Théâtre-Français par M. Coquelin, le jeudi 6 juin 1872, pour le 266e anniversaire de la naissance de Corneille.
Ces vers patriotiques ont été publiés dans le journal l'Événement du 8 juin 1872.
XXI.—PIÈCES DE THÉATRE, SCÈNES DRAMATIQUES ET CANTATES RELATIVES A CORNEILLE.
1534. Corneille aux Champs-Élysées, pièce épisodique pour la centenaire de Corneille, représentée le 4 octobre 1784 au Théâtre-Français.
Nous trouvons, dans la Correspondance littéraire de Grimm (t. XIIe, pp. 253 sqq.), de curieux détails sur cette pièce, que MM. Goizet et Burtal (Dictionnaire universel du Théâtre en France, Vo Corneille) ont confondue avec une des Centenaires de Cubières.
«La révolution centenaire de la mort du grand Corneille a été célébrée sur le Théâtre-Français, comme l'avait été celle de Molière, mais moins heureusement. Les Comédiens avaient cru devoir proposer ce sujet au concours. M. Artaud, auteur de la Centenaire de Molière, jouée dans le temps avec succès, et M. le chevalier de Cubières, connu par quelques jolies pièces fugitives, étaient au nombre de ceux qui avaient bien voulu concourir. Le sénat comique a choisi, parmi onze pièces soumises à son jugement, celle de Corneille aux Champs-Elysées, et il était difficile de faire un plus mauvais choix.
«Thalie et Melpomène se rendent aux Enfers pour célébrer la centenaire de Corneille. Ces deux muses se disputent la gloire de faire les honneurs de ce grand jour. Un faiseur de drames interrompt leur longue discussion. Voltaire lui succède, et les Muses le laissent tête à tête avec Corneille. Il entreprend de justifier le motif qui lui a fait commenter avec tant de sévérité les tragédies du père du Théâtre Français. Corneille agrée cette justification et déclare même qu'il a regardé ce commentaire comme le plus digne hommage que l'auteur de la Henriade pût rendre à l'auteur de Cinna.»