Le poëte qui avait fait recevoir cette pauvreté était un fort jeune homme nommé Laurent.

1535. Les deux Centenaires de Corneille, pièces en un acte et en vers, représentées à Rouen, Bordeaux, le Havre, Tours, Grenoble, &c., &c. Par M. le Chevalier de Cubières, de l'Académie de Lyon. A Paris, Chez Cailleau, Imprimeur-Libraire rue Gallande, no 64; Bailli, Libraire, rue Saint Honoré, Barrière des Sergens, M.DCC.LXXXV [1785]. In-8 de 80 pp.

Ce volume contient: 1o Réflexions sur le grand Corneille; 2o La Centenaire de Corneille, ou le Triomphe du génie, pièce en un acte, en vers libres, représentée sur les théâtres publics de Rouen et de Bordeaux, le 1er octobre 1784; 3o La Centenaire de Corneille, ou le Génie vengé, pièce en un acte, en vers libres.

Cubières avait envoyé le Triomphe du génie au concours ouvert par les comédiens du Théâtre-Français et s'était vu préférer la pièce de Laurent. C'est alors qu'il la fit représenter en province.

La seconde centenaire ne fut pas représentée. «Celle-ci, dit Grimm, supérieure à la première et plus originale que ne le sont ordinairement les ouvrages de ce genre, a été lue et reçue deux fois par les comédiens; mais elle n'a pu être jouée, parce qu'aucun d'eux n'a voulu se charger du rôle du Faux Goût. Le farceur Dugazon, pour qui il semblait que ce rôle avait été fait, et qui aurait pu y développer toute l'étendue du talent qui le distingue dans le bas comique, s'est refusé aux ordres mêmes de ses supérieurs, et la charge du ridicule d'un rôle dont on pouvait lui faire l'application lui a servi d'excuse.» (Correspondance littéraire de Grimm, t. XIIe, p. 255.)

Les deux Centenaires ont été reproduites dans les Œuvres choisies de C[ubières-] Palmézeaux (Paris, Mme Desmaret, 1810), t. IIe, pp. 1-131.

1536. La Fête séculaire de Corneille, comédie en un acte et en vers. A Paris, Chez Hardouin et Gastey, Libraires de S. A. S. Madame la Duchesse de Chartres, au Palais Royal, nos 13 et 14, Et chez les Marchands de Nouveautés. M.DCC.LXXXV [1785]. In-8 de 27 pp. chiffrées de 3 à 29.

On trouve en face du nom des personnages le nom des acteurs qui devaient représenter la pièce au Théâtre-Français. Elle ne fut pas jouée en 1785, mais nous sommes tenté de croire qu'elle le fut un peu plus tard. Nous avons trouvé, dans la bibliothèque de M. Didot, un exemplaire qui porte de nombreuses corrections, faites par l'auteur en vue de la représentation. La distribution des rôles y a été changée de la manière suivante: Mlle Raucourt (Melpomène), Mlle Contat (Thalie), M. Vanhove (le Temps), M. Molé (Alcipe), M. Fleury (Philiste), M. Naudet (Ariste), M. Dazincourt (Cliton), M. Saint-Phal (un Grec), M. Dumont (un Romain), M. Saint-Prix (Rodrigue).

1537. La Fête de Corneille, comédie en un acte, en prose, par Picard, représentée à Rouen le 29 juin 1800.

Le Journal de Rouen du 13 messidor an VIII nous apprend que cette pièce, jouée le 10 messidor sur le Théâtre des Arts, portait alors le titre de Pierre et Thomas Corneille. C'est sous ce même titre qu'elle fut reprise sur le même théâtre le 29 juin 1812. Le Journal de Rouen, qui avait tu le nom de l'auteur en 1800, nomme Picard dans son numéro du 30 juin 1812.