La pièce figure dans les Œuvres de Picard (Paris, Barba, 1821), t. VIIIe, pp. 167-216. «Ce n'est point une comédie, dit l'auteur, mais les habitants de Rouen me surent gré de leur offrir leur grand poëte dans l'intérieur de sa famille. Ils aimèrent à se rappeler que Corneille fut bon père, bon mari, bon frère. J'avais rassemblé toutes les anecdotes imprimées ou racontées sur Corneille, et ils me surent gré d'avoir cherché à tourner ces anecdotes à la gloire de mon héros. Est-il vrai que Pierre Corneille demandait des rimes à son frère? je n'en sais rien; mais cette anecdote, vraie ou fausse, me fournit l'occasion de rappeler les quatre fameux vers de la première scène d'Othon. L'introduction du procureur de Domfront me fournit l'occasion de rappeler une particularité bien touchante dans la vie de Corneille. Les deux frères avaient épousé les deux sœurs, et les deux familles n'en faisaient qu'une, tous les biens étaient en commun, et il n'y eut d'inventaire, et de partage qu'à la mort de Pierre Corneille.»

La pièce, essayée à Paris, n'eut pas le succès qu'elle avait obtenue à Rouen.

1538. La Maison de campagne, ou Hommage rendu a Pierre Corneille, divertissement-vaudeville en un acte, par M. Belmont, représenté sur le Théâtre de la République à Rouen, le 10 messidor an IX (29 juin 1801).

1539. Pierre Corneille a Rouen, comédie en un acte, en prose et en vaudevilles, par M. Huilart, représentée sur le Théâtre des Arts à Rouen, le 10 messidor an IX (29 juin 1801).

1540. Le Retour de Melpomène, petit hommage au grand Corneille, divertissement en vers libres, représenté sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 10 messidor an X (29 juin 1802).

1541. Une Matinée des deux Corneilles, comédie-vaudeville anecdotique, en un acte, en prose, représentée sur le Théâtre de la Société olympique le 26 ventôse an XII [17 mars 1804]; par A. Grétry, neveu. Paris, madame Masson, an XII (1804). In-8.

Dans cette pièce, Thomas Corneille se dévoue pour son frère qu'on vient arrêter au nom de Richelieu, mais il est sauvé par un jardinier. L'auteur termine en engageant les spectateurs à ne pas «bayer aux corneilles»!

1542. Les Amours de P. Corneille, comédie en trois actes, en prose, par Laujon.

«Comédie reçue au Théâtre-Français vers 1806, mais qui n'y fut pas représentée. Dans son Esprit du grand Corneille, p. 153, François de Neufchâteau dit de cette pièce: «La mort de l'auteur est cause qu'elle n'a pas été représentée.» Si nous en croyons des personnes en position d'être bien informées, il faudrait retourner cette phrase et dire: «L'auteur est mort parce que sa pièce ne put pas être représentée.»