Trés-propre à faire de beaux Airs
Pour de mélodieux Concerts.
Les décorations de la Toison d'or ne furent pas gravées comme celles d'Andromède, mais, au dire des contemporains, elles les surpassèrent encore en splendeur (voy. le Théatre François, par Chapuzeau, p. 52).
Le programme auquel Corneille a donné le nom de Desseins, a dû être imprimé avec une grande hâte. Le privilége n'est que de quatre jours antérieur à l'achevé d'imprimer, bien que l'impression se fit à Rouen. Les exemplaires purent arriver à temps à Paris pour être distribués aux spectateurs le jour de la première représentation.
Les seuls exemplaires des Desseins qui aient été cités jusqu'ici sont ceux de la Bibliothèque nationale (Y. 5969. A), et deux autres exemplaires contenus dans des recueils de la Bibliothèque de Pont de Veyle (Catalogue de 1847, nos 1810 et 1813).
76. Desseins de la Toison d'or, Tragedie. Representée par la Troupe Royale du Marais, chez Mr le Marquis de Sourdeac, en son chasteau du Neufbourg, pour reiouissance publique du Mariage du Roy et de la Paix auec l'Espagne, et ensuite sur le Theatre Royal du Marais. A Paris, Chez Augustin Courbé, au Palais, en la Galerie des Merciers, à la Palme. M. DC. LXI [1661]. In-8.
Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 531. Il ne nous a pas été possible d'en trouver un exemplaire.
77. La || Toison d'or, || Tragedie. || Representée par la Troupe Royale du || Marests, chez Mr le Marquis de Sour- || deac, en son Chasteau du Neufbourg, || pour réjoüissance publique du Mariage|| du Roy, & de la Paix auec l'Espagne, || & en suite sur le Theatre Royal du || Marests. || Imprimée à Roüen, Et se vend || A Paris, || Chez || Augustin Courbé, au Palais, en la || Gallerie des Merciers, à la Palme. || Et || Guillaume de Luyne, Libraire Iuré, dans la mesme Gallerie, || à la Iustice. || M. DC. LXI [1661]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff., 105 pp. et 1 f.
Collation des feuillets prélim.: 1 f. blanc; 1 f. de titre; 3 ff. pour l'Argument; 1 f. pour la liste des Acteurs.
Le privilége commence au verso de la page 105, et occupe le recto du feuillet suivant. Il est accordé à A. Courbé, qui déclare y associer G. de Luyne, et daté du 27 janvier 1661. Il y est dit que Courbé pourra «faire imprimer, vendre et debiter en tous les lieux de l'obeïssance de sa Majesté, une Tragédie composée par le sieur P. Corneille, intitulée la Conquête de la Toison d'Or, Avec les Desseins de ladite Piece, en telles marges et tels caracteres, en un ou plusieurs volumes, et autant de fois qu'il voudra, durant dix ans entiers, à compter du jour que ladite Tragedie sera achevée d'imprimer pour la premiere fois.» Cet achevé d'imprimer est daté du 10 mai 1661.