Mais Arvins ne l'écoutait pas. Ils arrivèrent tous ensemble à la demeure de Métella. La matrone n'était point encore rentrée. On avertit l'intendant qui vint savoir de quoi il s'agissait. Arvins voulut essayer la prière; il fut repoussé rudement.
—N'est-il donc aucun moyen de sauver ma mère? demanda l'enfant désespéré.
—Achète-la, répondit l'intendant avec ironie.
—L'acheter! répéta Arvins; un esclave peut-il en acheter un autre?
—Ne sais-tu donc pas ce que c'est qu'un vicaire?
L'enfant se rappela en effet que quelques-uns de ses compagnons avaient, sous leurs ordres, des esclaves auxquels ils laissaient faire les travaux les plus rudes et les plus grossiers; mais il ignorait qu'ils eussent été achetés de leur pécule.
—Que faudrait-il pour délivrer ma mère? demanda-t-il en tremblant.
—Trois mille sesterces.
L'enfant joignit les mains avec désolation.
—Je n'en ai que deux mille, murmura-t-il...