[11] Voyez Mathilde (E. Sue).
[12] Voyez l'Histoire des Treize (H. de Balzac).
«Le seul secours pour les honnêtes gens, au milieu de ce désordre, était les princes allemands, qui abandonnaient leurs États, déguisés en ouvriers, pour aller défendre la vertu dans les tapis-francs de la rue Aux-Fèves[13] ou les forçats en fuite, qui assuraient l'avenir des jeunes gens pauvres, et découvraient dans un lupanar la femme qui devait faire leur bonheur[14].
[13] Voyez Les Mystères de Paris (E. Sue).
[14] Voyez Le Père Goriot et la suite (H. de Balzac).
«Encore l'influence de ces défenseurs de la vertu était-elle souvent annulée par la fameuse société de Jésus, que secondaient les dompteurs de bêtes de l'Allemagne, les étrangleurs de l'Inde et les directeurs de maisons de santé de Paris[15].
[15] Voyez Le Juif Errant (E. Sue).
«Vous devinez d'avance, Messieurs, ce que devaient être les mœurs dans une société pareille! Sauf les grisettes, vivant comme des saintes au milieu des rapins, des clercs d'avoués et des commis marchands[16], les femmes bien nées n'avaient d'autre occupation que la galanterie, et les bons pères de famille se chargeaient de louer eux-mêmes une petite maison où leurs filles mariées pussent recevoir à l'aise des amants[17]. Si par hasard une grande dame restait chaste, elle ne manquait pas d'en exprimer tout son repentir au moment de la mort[18], et de chanter, d'un accent désespéré, le fameux psaume:
Combien je regrette
Mon bras si dodu,