Marc réfléchit un instant: sa première pensée en apprenant le projet de mariage d’Arthur avait été d’y mettre obstacle par le moyen de Clotilde: l’hostilité de la grosse femme à cette liaison l’avait d’abord effrayé; mais ces dernières confidences le rassurèrent.
—Diable! c’est fâcheux que votre fille tienne tant à son Monsieur, dit-il après une pause... d’autant plus fâcheux qu’elle perd son temps et ses peines.
—Qui est-ce qui t’a dit ça! s’écria madame Beauclerc.
Marc cligna des yeux.
—Vous savez bien que ça ne se demande pas, maman, fit-il observer à demi-voix; tout ce que je puis vous dire, c’est que M. de Luxeuil joue de son reste comme garçon.
—Comment! il se marie?
—Avec sa cousine... dont il est fou!
Madame Beauclerc laissa tomber ses cartes.
—C’est-il bien bien possible! s’écria-t-elle; il se marie!... et Clotilde ne sait rien!
—Comptez-vous qu’il l’avertisse, par hasard? Ce sera bien assez tôt quand le moment de rompre sera venu.