—J’entends des voix dans le salon, dit-elle, reste à savoir si Clotilde est revenue.
Elle allait traverser le corridor pour s’en informer, lorsque l’on sonna à la porte d’entrée. Un domestique ouvrit et la jeune actrice parut avec Arthur qui lui tenait la taille enveloppée d’un de ses bras.
Elle avait conservé le costume dans lequel elle venait de jouer, et son burnous de satin blanc, à demi détaché, laissait voir ses belles épaules nues. Au moment où ils entraient, de Luxeuil se pencha pour les baiser.
—Finissez donc, polisson! dit Clotilde sans se déranger et de cet accent traînard adopté, à Paris, par les femmes d’une certaine classe.
De Luxeuil redoubla.
—Eh bien! il me mord, à présent! s’écria l’actrice, avec un mouvement qui fit sortir de sa robe de velours son épaule presque entière et trahit subitement la beauté de ses formes; assez de bêtise, voyons.
—Je ne t’ai jamais vue si jolie! dit Arthur qui continuait à tenir sa taille.
—Laisse-moi, interrompit Clotilde, il y a déjà du monde au salon, il faut que tu entres.
—Et toi!
—Tout à l’heure.