—Ainsi, c’est fini! dit de Luxeuil, qui avait enveloppé Clotilde dans ses bras et la couvrait de baisers.

—Eh bien! oui, reprit-elle en répondant assez faiblement à ses caresses; mais laisse-moi, il faut que je m’habille.

—Tu es si belle ainsi.

—Et les autres qui attendent là-bas! ils doivent mourir de faim.

—C’est vrai, il faut les rejoindre et faire servir.

—Dans un instant je serai prête.

A ces mots elle se pencha, appuya un baiser sur les lèvres d’Arthur, puis s’échappa, suivie de sa mère.

Celle-ci retrouva chez elle Marc, à qui elle raconta en détail tout ce qui s’était passé et qui se retira désespéré.

Ce qu’il venait d’apprendre confirmait toutes ses préventions contre Arthur de Luxeuil, mais lui enlevait la seule chance de prévenir son mariage avec Honorine. Il ignorait d’ailleurs les sentiments de la jeune fille à l’égard de son cousin, et les moyens employés par ce dernier pour faire agréer sa recherche. Après avoir longtemps réfléchi à ce qu’il devait faire, il se décida à écrire deux lettres qu’il s’occupa de faire parvenir sur-le-champ.

XVI.
Un complot de famille.