Marquier poussa une exclamation de désespoir.

—Que faites-vous, Arthur? s’écria-t-il, s’efforçant en vain de faire avancer ses deux chevaux; vous allez briser mon fusil! une arme de mille francs!... Arthur, je ne veux pas... Arthur, vous me répondrez de ce qui arrivera...

Arthur n’écoutait point et continuait son opération. Enfin, la porte, enlevée de ses gonds, s’abattit à l’intérieur. Marcel pénétra dans la forge, arriva jusqu’à l’amas de décombres, sous lequel Marc gisait à demi enseveli, le dégagea avec peine et le porta sur la route.

Le grand air ne tarda pas à dissiper l’espèce de suffocation que la chaleur avait causée au paysan; il rouvrit les yeux et regarda autour de lui, comme s’il eût voulu se reconnaître.

—Allons, il en sera quitte pour quelques brûlures, dit de Luxeuil; le voilà qui reprend connaissance.

—N’êtes-vous point blessé? demanda de Gausson, qui se tenait un genou en terre et penché sur Marc avec sollicitude.

—Blessé? répéta celui-ci, en essayant machinalement à mouvoir ses membres; je ne sais... je souffre un peu... mais il me semble... non, je ne suis pas blessé!

Il avait fait un effort et s’était redressé à moitié.

—Pardieu! nous sommes arrivés à temps, reprit Arthur; mais comment diable vous trouviez-vous dans cette baraque, l’ami?

—On m’y avait enfermé, Monsieur, avant d’y mettre le feu.