—Le voici, dit Françoise en présentant un petit papier plié sur lequel le garçon de bureau lut:

A Madame Louis, propriétaire aux Motteux
(près Trévières).

Il fit un mouvement de surprise.

—Connaissez-vous la personne? demanda Françoise.

—Je viens de la quitter, répondit Marc.

—Elle est donc en affaires avec votre maison? car c’est à votre tour de me dire comment vous avez pu laisser votre bureau pour venir ici.

—Plus tard je vous le dirai, répondit Marc... pour le moment il faut tâcher de faire accepter vos services par madame Louis. Il y a maintenant aux Motteux sa petite-fille... une pauvre femme qui est aussi bien malheureuse et qui vous trouvera, j’espère, prête à la consoler et à lui rendre service.

—Ah! si je peux quelque chose, elle n’a qu’à parler, s’écria Françoise avec l’empressement dévoué qui lui était naturel; ça rend si heureux de faire plaisir aux autres, surtout quand ils souffrent. Mais qu’est-ce qu’une pauvre créature comme moi pourrait faire pour la petite-fille de madame Louis.

—Plus tard, si vous êtes reçue aux Motteux, vous le saurez, dit Marc; aujourd’hui vous ne devez songer qu’à vous reposer; voici précisément l’auberge qui m’avait été indiquée; entrons ensemble, il me reste encore beaucoup de choses à vous demander.

Après avoir donné à son fils tous les soins que réclamait son âge, et s’être assurée qu’il dormait paisiblement, Françoise descendit pour rejoindre Marc.