—Non, dit le comédien, qui commençait son quatrième beignet, elle n’a pas voulu d’hommes comme il faut... par décence et vu qu’il se trouvait des demoiselles.
—Eh bien! pardieu! je m’invite, reprit Marquier.
—Servez une flèche à Monsieur et faites-lui place, dit Clotilde; je vous avertis seulement, mon petit, que nous prenons tous au même plat, comme les amis de Saint-Antoine.
—Monsieur en est, fit observer Floridor qui donna place au banquier près de lui.
—Je vois que c’est une orgie de grisette, reprit celui-ci en s’asseyant sur le tapis.
—Juste, cria Clotilde, on a droit d’être mauvais genre et on danse le cancan; passez donc le plat au petit gros, vous autres.
—Ce sont des beignets? demanda Marquier qui cherchait à en piquer un avec sa flèche sans pointe.
—Beignets de potiron au racahout, reprit gravement Floridor, communément nommés beignets des sultanes, vu l’emploi que les lorettes du grand seigneur font de ce légume savoureux.
—C’est moi qui les ai faits, interrompit Clotilde.
—Et le fauteuil rouge a tenu la queue de la poêle, acheva Floridor.