—Bien sûr, dit le bossu en cherchant le passage... Voyez... «au tour des Enfants-Trouvés...»
Françoise s’appuya au dossier du fauteuil, mais resta debout.
—Il y a le nom de l’hospice, n’est-ce pas? demanda-t-elle d’un accent bref.
—Je pense, dit M. Brousmiche, en regardant à la fin de la lettre... Oui... voilà: «hospice de Louviers, département de l’Eure.»
—Bien, reprit Françoise, qui voulut regagner l’autre extrémité de la chambre en s’appuyant au mur... Je partirai ce soir... tout à l’heure.
—Vous! s’écria le portier.
—Vous connaissez la voiture de Louviers? continua la grisette, qui était arrivée à sa commode et s’efforçait d’ouvrir le tiroir où se trouvait l’argent, vous me direz où je dois la prendre...
—Mais vous n’y pensez pas! s’écria le bossu; partir aujourd’hui... Vous pouvez à peine vous soutenir...
—Aux Enfants-Trouvés, mon pauvre petit!... murmura la jeune femme avec une indicible expression de douleur contenue.
—Vous ne m’écoutez pas, mam’selle Françoise, reprit Brousmiche, qui s’approcha inquiet. Au nom de Dieu! songez à ce que vous voulez faire. Vous ne pouvez partir ainsi.