Le banquier promit de venir avec son protégé, et salua pour partir; mais, en ouvrant la porte, il parut se raviser.

—Pardon, dit-il, je fais une réflexion; demain, Arthur aura votre lettre; dès qu’il l’aura lue, il ne peut manquer d’accourir. Si, en conduisant ici mon ami Vankrof, j’allais le rencontrer?...

—Eh bien!...

—Je crains que cela n’amène quelque scène désagréable...

—C’est-à-dire que vous avez peur, mon petit homme.

—Moi! quelle plaisanterie! De quoi pourrais-je avoir peur, ma belle? Ce que j’en dis, c’est pour vous... et pour mon ami Vankrof. Si vous pouviez nous recevoir le soir dans votre loge... Arthur n’y vient jamais.

—Je le veux bien, mais alors il faut que je vous donne un billet de passe.

—Comment?

—Ce polisson de directeur ne veut plus nous laisser recevoir au théâtre que nos parents.

—Ah! bah!