—Ah! je viens de savoir seulement ce que vous aviez souffert, dit-il, Françoise m’a tout appris, et je suis accouru!...

—Elle est morte! murmura Honorine qui ne pouvait penser à autre chose.

—Mais vos amis vous restent! reprit de Gausson qui baisait avec une passion attendrie les mains qu’il tenait, et si la mort vous a enlevé votre protectrice, un heureux hasard vient de vous rendre un protecteur; le duc de Saint-Alofe est libre.

—Se peut-il?

—Marc a reçu une lettre de lui, d’abord adressée à Paris, puis retournée à Trévières où il l’a trouvée. Le duc se cache dans le département voisin.

—Ah! je veux qu’il vienne ici, près de nous, dit vivement la jeune femme: vous irez le chercher, Marcel.

—Je le souhaite, mais songez que sa liberté tient au secret de sa retraite.

—Ne peut-il se cacher aux Motteux?

—Vous oubliez qu’il est connu de M. de Luxeuil.

Honorine tressaillit.