—Ni l’un, ni l’autre.
—Alors c’est une insulte dont j’ai droit de lui demander raison.
De Luxeuil regarda Marcel avec une sorte d’étonnement.
—Ah! c’est vous qui prenez l’initiative, dit-il d’un ton railleur; mais avez-vous bien réfléchi, monsieur de Gausson, à ce que vous allez faire? Avez-vous averti... la personne intéressée à cette affaire, et vous a-t-elle donné la permission de vous battre?
—Ceci, Monsieur, est une seconde insulte, dit Marcel d’une voix animée.
—Vous croyez, reprit Arthur; j’aurais pensé que c’était à moi de me fâcher; mais j’accepte que vous soyez l’offensé.
—Et à ce titre, reprit Marcel, j’ai le choix des armes?
—Ah! voilà le mot de l’énigme! s’écria de Luxeuil, parbleu! cher Monsieur, offenseur ou offensé, il eût suffi de me demander cet avantage, mais puisqu’il vous plaît d’intervertir les rôles, veuillez me dire comment vous désirez vous battre?
—A bout portant, Monsieur; l’un des pistolets chargé, et l’autre vide.
Arthur redressa la tête.